Vous fouillez les brocantes en quête de l’objet rare ? Patrick Roussel, collectionneur d’absinthe à Nantes, possède des milliers de pièces et a fait deux extensions de sa maison pour les loger. Ce qui l’attire n’est pas la bouteille : c’est l’article atypique, que vous pourriez croiser sans le savoir.
En bref
- Patrick Roussel, collectionneur d’absinthe à Nantes, possède des milliers de pièces et a fait deux extensions de sa maison.
- L’absinthe fut un énorme support publicitaire : trousse à couture, porte-boîte d’allumettes et ramasse-monnaie pouvaient être sponsorisés par une marque.
- Sa collection va du jeton d’exposition universelle au sceau pour marquer le verre, et il a acheté des lots entiers.
Le chiffre clé : 180 à 200, pièces dans certaines collections qu’il a achetées d’un seul coup.
Des milliers de pièces, et deux extensions pour les loger
Combien d’objets possède Patrick Roussel ? La réponse fuse : « des milliers ». Le collectionneur, que l’on associe aux Absinthiades de Pontarlier dont il n’a jamais manqué une édition, a installé son musée à Nantes. Sa maison n’y a pas suffi. Il a dû lui ajouter deux extensions pour pouvoir exposer l’ensemble.
Voilà ce que donne une passion qui s’installe pour de bon. On ne parle pas d’une étagère de souvenirs dans un salon, mais de pièces entières consacrées à un seul thème.
Sa conviction tient en une phrase : il affirme posséder des objets uniques au monde. C’est son propos de collectionneur, et il vaut ce que vaut sa parole. Mais il dit quelque chose d’utile pour vous : dans ce domaine, des objets modestes ont pu finir dans une collection de cette ampleur.
Un jeton d’exposition universelle comme un sceau à verre
Dans son musée, tout n’a pas la même allure. Le collectionneur décrit une palette très large, qui va d’un jeton pour une exposition universelle jusqu’à un sceau pour marquer le verre.
Ce sont, dit-il, des objets « qu’on ne voit pas tous les jours ». L’écart de nature entre ces deux pièces donne une bonne idée du terrain de jeu : on est loin de la seule bouteille ou de la seule cuillère que l’on imagine d’instinct.
Pour vous, la leçon est simple. Quand vous tombez sur un petit objet de métal, de verre ou de papier dont vous ne comprenez pas l’usage, ne le reposez pas trop vite. Regardez-le de près. Cherchez un nom, un décor, une mention. Un détail de ce genre peut tout changer.
L’article atypique, voilà ce qu’il traque
Patrick Roussel le dit sans détour : la bouteille n’est pas sa première cible.
« Surtout, ce qui m’intéresse, c’est l’article atypique. »
Patrick Roussel, collectionneur, dans un entretien à L’Est Républicain
Son explication est précise. L’absinthe a été un support publicitaire énorme. Tous les objets courants pouvaient être sponsorisés par une marque. C’est cette logique qui l’intéresse : l’objet du quotidien devenu porte-parole d’une boisson.
Retenez cette idée, elle change votre regard de chineur. Un objet utilitaire sans rapport évident avec l’alcool peut, en réalité, appartenir à l’univers de l’absinthe. C’est le nom de marque, ou le décor, qui le trahit.
Trousse à couture, porte-boîte d’allumettes, ramasse-monnaie : les exemples cités
Le collectionneur donne lui-même trois exemples d’objets du quotidien qui l’attirent. Ils tiennent dans une poche ou dans un tiroir, et c’est justement ce qui les rend faciles à manquer sur un stand.
| Objet cité | Ce que vous pouvez vérifier |
|---|---|
| Petite trousse à couture | Une marque ou un décor lié à l’absinthe |
| Porte-boîte d’allumettes | Un nom de marque visible sur le support |
| Ramasse-monnaie | Un message publicitaire sur le plateau |
| Jeton d’exposition universelle | Une mention d’exposition ou de marque |
| Sceau pour marquer le verre | Un emblème ou un nom gravé |
La colonne de droite est un conseil de méthode, pas une règle venue du collectionneur. Elle découle de son constat : si la marque sponsorise l’objet, c’est sur l’objet que vous la trouverez.
Des lots de 180 à 200 pièces achetés d’un coup
Patrick Roussel ne se contente pas de pièces isolées. Il lui est arrivé d’acheter des collections de 180 à 200 pièces. Le texte accessible s’interrompt avant la fin de sa phrase, on ignore donc ce qu’il voulait en faire ensuite. Mais le fait est là : pour lui, un lot entier peut valoir le détour.
Si vous vide-grenierez régulièrement, retenez ce réflexe. Une boîte pleine de petits objets disparates n’est pas forcément un fond de tiroir sans intérêt. Prenez le temps de la vider sur la table, de trier, de regarder chaque objet.
Et si un vendeur a rassemblé plusieurs articles sur un même thème publicitaire, c’est peut-être qu’il savait ce qu’il avait. Posez la question, simplement.
Votre méthode de chineur pour repérer ces objets
Ce portrait ne vous donne ni cote ni prix, et il serait faux d’en inventer. Il vous donne mieux : une grille de lecture. Voici de quoi l’appliquer lors de votre prochaine sortie.
- Cherchez les petits objets du quotidien : couture, allumettes, monnaie.
- Cherchez un nom de marque ou un décor associé à l’absinthe.
- Regardez les jetons et les poinçons, pas seulement le mobilier.
- Ouvrez les boîtes de vrac avant de passer au stand suivant.
Pour approfondir, les Absinthiades de Pontarlier sont un rendez-vous que Patrick Roussel n’a jamais manqué. Un événement de ce type permet de voir, comparer et poser des questions à ceux qui collectionnent.
Gardez surtout cette règle : l’objet qui ne ressemble à rien de précis est souvent celui qui mérite le plus de curiosité.
Vos questions
Combien d’objets Patrick Roussel possède-t-il ?
Il parle de « milliers » de pièces. Il a fait deux extensions de sa maison pour pouvoir installer sa collection, qui forme un musée à Nantes. Il affirme que certains de ces objets sont uniques au monde.
Quels objets liés à l’absinthe peut-on croiser en brocante ?
Le collectionneur cite une petite trousse à couture, un porte-boîte d’allumettes et un ramasse-monnaie. Comme tous les objets courants pouvaient être sponsorisés par une marque, la liste ne s’arrête pas là. Cherchez un nom de marque ou un décor sur l’objet.
Qu’est-ce qui intéresse le plus ce collectionneur ?
Il dit privilégier l’article atypique plutôt que l’objet attendu. Pour lui, l’absinthe a été un support publicitaire énorme. Sa collection va d’un jeton d’exposition universelle à un sceau pour marquer le verre.
Sources : estrepublicain.fr.