Par la rédaction de Brocante Barcelonne-du-Gers

Ordre des héritiers tableau : qui hérite et dans quel ordre ?

L’ordre des héritiers sans testament suit la loi : d’abord les descendants, puis les père et mère avec les frères et sœurs, ensuite les autres ascendants, puis les autres collatéraux. Le conjoint mari...

Ordre des héritiers tableau : qui hérite et dans quel ordre ?
Séverine Pomarède · (maj. 14 mai 2026)
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L’ordre des héritiers sans testament suit la loi : d’abord les descendants, puis les père et mère avec les frères et sœurs, ensuite les autres ascendants, puis les autres collatéraux. Le conjoint marié dispose de droits propres, tandis que le partenaire de Pacs et le concubin n’héritent pas automatiquement.

Qui récupère le tableau de famille, l’armoire gasconne ou la maison des grands-parents quand rien n’a été écrit ? À Auch, j’ai souvent vu des familles se crisper non par mauvaise volonté, mais parce qu’elles confondaient ordre des héritiers, part de chacun et valeur réelle des biens. En succession, ces nuances changent tout. Un enfant, un conjoint survivant, un frère, une sœur ou un parent n’entrent pas au même rang, et cela ne dit pas encore combien chacun recevra. Pour éviter les malentendus, il faut repartir d’une règle simple, puis l’appliquer aux situations concrètes de la famille.

En bref : les réponses rapides

Quelle différence entre héritier réservataire et héritier légal ? — L'héritier légal est appelé par la loi en l'absence de testament. L'héritier réservataire, lui, bénéficie d'une part minimale protégée, même si un testament existe, notamment les enfants.
Le conjoint survivant hérite-t-il de tout si le défunt n'a pas laissé de testament ? — Non, pas automatiquement. Ses droits dépendent de la présence d'enfants, de leur origine commune ou non, et de l'option entre usufruit et pleine propriété dans certains cas.
Que devient la succession s'il n'y a ni enfant, ni conjoint, ni parents proches ? — La recherche remonte vers les ascendants ordinaires puis les collatéraux ordinaires. En l'absence totale d'héritiers, la succession peut revenir à l'État.
Comment est évalué le mobilier ancien dans une succession ? — L'évaluation peut reposer sur un inventaire, des factures, une expertise ou la valeur vénale retenue dans la déclaration. Pour les meubles anciens, la valeur affective ne suffit jamais fiscalement.

Ordre des héritiers : le tableau simple à retenir sans confondre ordre, degré et part

Sans testament, la succession suit un ordre légal précis fixé par le Code civil : d’abord les descendants, puis le père et la mère avec les frères et sœurs, puis les ascendants ordinaires, enfin les collatéraux ordinaires. Le conjoint survivant a des droits propres. Le Pacs et le concubinage n’ouvrent pas, à eux seuls, de droits successoraux automatiques.

L’ordre de succession répond à une question simple : qui sont les héritiers d’une personne décédée quand aucun testament ne prévoit autre chose ? En droit français, les héritiers légaux sans testament sont classés par ordres. Tant qu’un ordre existe, le suivant est écarté. Le mot degré désigne, lui, la proximité dans une même ligne familiale : un enfant est au premier degré, un petit-enfant au deuxième. L’expression ordre et degré succession est souvent confondue, alors qu’elle ne sert pas à la même chose. La représentation permet à un petit-enfant de venir à la place de son parent décédé ou renonçant, notamment en ligne descendante et, dans certains cas, pour les frères et sœurs. La réserve héréditaire, enfin, protège les héritiers réservataires, surtout les enfants : elle limite la liberté de disposer des biens, mais elle ne change pas l’ordre des appelés à la succession.

Ordre Qui hérite sans testament ? Règle simple à retenir
1er ordre Enfants, petits-enfants par représentation Les descendants passent avant tous les autres.
2e ordre Père, mère, frères et sœurs, neveux et nièces par représentation Ils héritent seulement s’il n’y a aucun descendant.
3e ordre Ascendants ordinaires : grands-parents, arrière-grands-parents Ils viennent en l’absence des deux premiers ordres.
4e ordre Collatéraux ordinaires : oncles, tantes, cousins Ils n’héritent qu’à défaut des ordres précédents.
Place à part Conjoint survivant Il a des droits propres, variables selon la présence d’enfants, de père et mère, et selon le régime matrimonial.

Ce tableau d’ordre des héritiers code civil donne une boussole, pas un partage prêt à signer. Entre l’ordre des appelés, la part de chacun, puis les droits fiscaux, il y a trois calculs distincts. Dans une maison de famille à Auch ou autour de Nogaro, la difficulté ne vient pas seulement des personnes, mais aussi des biens : usufruit du conjoint, soulte entre enfants, estimation d’une armoire gasconne en merisier, reprise d’un trousseau ou d’un buffet deux corps. Le Pacs et le concubinage relèvent d’un autre traitement, car ils ne placent pas automatiquement le partenaire parmi les héritiers légaux. Autrement dit, chercher un ordre des héritiers tableau est utile pour comprendre la priorité des familles, mais insuffisant pour savoir combien chacun reçoit. C’est souvent là que le notaire devient indispensable.

Qui hérite vraiment ? 7 cas familiaux chiffrés pour comprendre le partage d'un héritage

Qui hérite vraiment ? 7 cas familiaux chiffrés pour comprendre le partage d'un héritage

Le bon réflexe consiste à partir de la composition familiale, pas du barème fiscal. Un enfant unique, une fratrie, un conjoint survivant, des enfants d’une autre union ou des neveux et nièces venant par représentation successorale ne produisent jamais le même partage, même avec un patrimoine identique.

Cas 1. Un époux marié décède à Auch en laissant son épouse et deux enfants communs. Patrimoine net : maison gasconne 240 000 €, armoire en chêne mouluré du XVIIIe 8 000 €, compte bancaire 32 000 €, utilitaire 10 000 €, dettes 20 000 €, soit 270 000 € nets. Sans testament, le conjoint choisit souvent entre 1/4 en pleine propriété ou l’usufruit de tout. S’il prend 1/4, il reçoit 67 500 € et chaque enfant 101 250 €. S’il prend l’usufruit, les enfants recueillent la nue-propriété de l’ensemble. Pour comprendre comment se partage un héritage, ce choix est décisif : il ne change pas les biens, mais les droits sur la maison, les liquidités et le meuble ancien. Avec testament, on peut avantager le conjoint dans la limite de la réserve héréditaire des enfants, mais pas les priver de leur part réservataire.

Cas 2. Le défunt laisse un conjoint marié et un enfant d’une autre union. Patrimoine net : maison à Nogaro 180 000 €, terres 70 000 €, buffet gascon en noyer 6 000 €, épargne 24 000 €, soit 280 000 €. Ici, le conjoint survivant n’a plus le choix de l’usufruit universel : sans disposition particulière, il reçoit 1/4 en pleine propriété, l’enfant 3/4. Le calcul de la part des héritiers donne donc 70 000 € pour l’époux ou l’épouse, 210 000 € pour l’enfant. C’est souvent le cas qui surprend le plus dans les familles recomposées. J’en vois souvent autour d’Aire-sur-l’Adour, quand une maison de famille est occupée par le second conjoint mais juridiquement transmise pour l’essentiel à l’enfant du premier lit. Avec testament entre époux ou donation au dernier vivant, la protection du conjoint s’améliore, mais les héritiers légaux avec testament restent bornés par la réserve de l’enfant.

Cas 3. Le défunt n’était ni marié, ni pacsé, et laisse deux enfants. Patrimoine net : petite ferme 150 000 €, tracteur ancien 12 000 €, compte 18 000 €, dettes 10 000 €, soit 170 000 €. Sans conjoint, les enfants se partagent tout, à parts égales : 85 000 € chacun. Le calcul de la part des héritiers est ici simple. En revanche, le compagnon ou la compagne en concubinage n’hérite de rien, même après vingt ans de vie commune. La différence avec le mariage ou le Pacs est très concrète : une maison achetée au seul nom du défunt tombe dans la succession, un meuble ancien non prouvé comme bien personnel suit le même sort, et les liquidités reviennent aux héritiers, pas au concubin. Le partenaire de Pacs, lui, n’est pas héritier sans testament, mais un testament peut lui transmettre la quotité disponible ; le conjoint marié, en revanche, a des droits légaux automatiques.

Cas 4. Le défunt n’a pas d’enfant. Il laisse son père, sa mère, un frère et une sœur. Patrimoine net : maison de village 120 000 €, commode rustique 4 000 €, compte 16 000 €, soit 140 000 €. Sans conjoint, chaque parent reçoit 1/4, et la moitié restante va aux frères et sœurs. Le père prend 35 000 €, la mère 35 000 €, le frère 35 000 €, la sœur 35 000 €. Ce schéma répond souvent à la question : mon mari est décédé qui hérite de ses parents ? Si le mari n’a ni enfant ni testament, ses père et mère peuvent effectivement hériter, avec la fratrie. Si un testament existe, il peut réduire la part des collatéraux, mais les droits éventuels des ascendants varient selon la situation exacte et la date des actes. Le notaire vérifie aussi l’origine des biens, car certains retours familiaux compliquent le partage.

Cas 5. Une sœur décède sans conjoint ni enfant. Elle laisse seulement un frère et une sœur. Patrimoine net : appartement 90 000 €, bonnetière gasconne 3 500 €, livret 26 500 €, soit 120 000 €. La réponse à qui hérite en cas de décès d’une sœur est alors nette : les frères et sœurs héritent par parts égales, donc 60 000 € chacun, ce qui pose souvent la question du partage du bien entre héritiers. Si les parents sont encore vivants, ils passent avant pour partie, comme dans le cas précédent. En présence d’un testament, la défunte peut léguer une partie à un tiers, à une association ou à un partenaire de Pacs, puisqu’il n’existe pas ici de réserve héréditaire au profit d’enfants inexistants. C’est le terrain classique de la succession sans héritier direct. Dans les maisons anciennes du Gers, la vraie difficulté porte souvent moins sur la règle que sur l’évaluation : un coffre ciré, attribué trop vite à 500 €, peut en valoir 2 500 s’il est bien régional et du bon siècle.

Cas 6. La représentation successorale joue quand un frère ou une sœur est déjà décédé. Exemple : une tante meurt sans conjoint ni enfant, laissant une sœur vivante et deux neveux et nièces, enfants de son frère prédécédé. Patrimoine net : maison 160 000 €, terres 40 000 €, armoire gasconne en merisier 7 000 €, compte 13 000 €, soit 220 000 €. On raisonne par souche. La sœur vivante prend la moitié, 110 000 €. L’autre moitié revient à la branche du frère décédé, donc 55 000 € à chaque neveu. Sans cette représentation, les neveux n’auraient rien dans cette configuration. Le testament peut encore modifier la part disponible, mais il ne recrée pas une souche absente ni n’efface automatiquement les droits déjà ouverts. C’est un point central pour comprendre comment se partage un héritage dans les familles resserrées, où une génération manque et où la maison familiale reste le principal actif.

Cas 7. Un héritier peut exercer une renonciation à succession. Exemple : un père non marié laisse deux enfants et un actif net de 200 000 €, composé d’une maison 170 000 €, d’un secrétaire rustique 5 000 €, d’un compte 25 000 €. Sans renonciation, chacun reçoit 100 000 €. Si l’un renonce, sa part revient à ses propres descendants s’il en a ; à défaut, elle accroît la part de l’autre héritier selon les règles applicables. La renonciation est fréquente quand les dettes sont lourdes, ou quand un enfant veut laisser la maison à sa sœur qui l’occupe déjà.

À retenir

Un héritier indigne, condamné pour des faits très graves contre le défunt, peut être écarté. Un héritier oublié, en revanche, peut demander la rectification du partage. Dans les deux cas, le notaire reprend la dévolution, les quotes-parts et la valeur réelle des biens, meuble ancien compris.

Quel est l'ordre des héritiers lors d'un décès sans conjoint survivant ou non marié ? — Libra Memoria

Mariage, Pacs, concubinage : ce que change réellement le statut du couple dans la succession

En succession, le statut du couple change tout. Le conjoint marié a des droits légaux automatiques. Le partenaire de Pacs n’hérite pas sans testament. Le concubin, lui, n’a aucune vocation successorale. Sur une maison, un buffet deux-corps du XIXe siècle ou un compte joint, l’écart est immédiat.

Exemple concret, très parlant dans le Gers. Une maison à Auch, un buffet gascon en noyer du XIXe siècle, montants chevillés, corniche moulurée, et un compte joint alimenté par les deux. Si le couple est marié, le survivant reçoit une part de la succession selon la présence d’enfants, souvent l’usufruit de tout ou une part en pleine propriété. Avec un Pacs, il récupère seulement ce qui lui appartient déjà, comme sa moitié prouvée du compte ou un bien acheté en indivision, mais pas la part du défunt sans testament. En concubinage, même logique, en plus rude. Dans une famille recomposée, cela bouleverse tout : les enfants d’une autre union passent avant le partenaire non marié. J’ai vu près de Nogaro un compagnon devoir quitter la maison, tandis que le buffet revenait aux enfants, faute d’acte préparé.

Le rôle du notaire, la recherche d'héritiers et les objets de famille : ce qu'on oublie souvent dans une succession

Le notaire identifie les héritiers, vérifie l’existence d’un testament, d’une donation entre époux ou d’un contrat de mariage, puis établit l’acte de notoriété qui prouve qui hérite. En pratique, le vrai nœud d’une succession vient souvent des biens mal évalués, d’une recherche d’héritiers incomplète, d’une renonciation ou d’un héritier oublié.

Le rôle du notaire succession n’est pas seulement administratif. Il sécurise la chaîne entière. Son intervention devient obligatoire dès qu’il y a un bien immobilier, un testament, une donation entre époux ou, très souvent, des opérations bancaires et fiscales qui exigent des actes formels. Concrètement, il reconstitue la dévolution successorale à partir du livret de famille, des actes d’état civil, du régime matrimonial, des reconnaissances d’enfants et des décès antérieurs qui peuvent faire jouer la représentation. Il interroge aussi le fichier central des dispositions de dernières volontés pour savoir si un testament existe. L’acte de notoriété sert alors de pièce maîtresse : il désigne les ayants droit et leur qualité d’héritier. Sans lui, vendre une maison, débloquer certains comptes ou organiser un partage propre devient vite impossible. Pour vérifier un point de procédure, les sources les plus fiables restent Service Public et Notaires de France.

La question « Comment trouver les héritiers d’une personne décédée ? » revient souvent quand la famille est dispersée, recomposée ou brouillée. Le notaire commence par les actes. Puis il croise les filiations, les mariages, les divorces, les décès et les changements de nom. Si un enfant est parti à Bordeaux il y a trente ans, si une branche familiale est installée vers Aire-sur-l’Adour, ou si un cousin n’a plus donné signe depuis longtemps, la recherche d’héritiers peut devenir technique. C’est là qu’intervient parfois la généalogie successorale. Le généalogiste successoral est missionné pour retrouver des ayants droit absents ou inconnus, surtout dans les successions sans conjoint ni descendants identifiés immédiatement. Son travail ne remplace pas le notaire : il l’alimente. Le notaire reste celui qui contrôle les preuves et rédige les actes. Cette articulation évite qu’un partage soit fait trop vite, avec une branche familiale oubliée qui réapparaît ensuite.

Sur le terrain, les conflits naissent moins du Code civil que des objets. Dans une maison de famille, la valeur affective brouille tout. Une armoire gasconne en chêne, chevillée, corniche droite, ferrures forgées, n’a pas la même valeur qu’un souvenir d’enfance, et pourtant les héritiers confondent souvent les deux. L’inventaire remet de l’ordre. Il décrit le contenu de la maison, pièce par pièce : meubles meublants, bijoux, argenterie, linge ancien, tableaux, archives, outils, parfois même le fonds d’un atelier ou d’une grange. Cette étape est décisive pour la déclaration fiscale, mais aussi pour le partage. Une commode rustique, un buffet deux corps en noyer, un pétrin, des chaises paillées ou une table de ferme ne se divisent pas matériellement entre trois enfants sans accord. On attribue le bien à l’un, puis on compense en valeur, ou bien on vend et l’on répartit le prix. Sans estimation sérieuse, les rancœurs durent des années.

Je le vois souvent dans le Sud-Ouest. À Nogaro ou près d’Aire-sur-l’Adour, une maison ancienne paraît modeste de l’extérieur, puis l’on découvre un intérieur resté presque intact : grande armoire de mariage, table monastère, banc coffre, vaisselier, pétrin, parfois un lot de faïences, des draps de trousseau et des papiers de famille dans un secrétaire. Chacun veut la pièce de grand-mère. Juridiquement, pourtant, ces biens entrent dans la masse successorale avec une valeur à déterminer. L’attachement n’efface ni l’égalité du partage, ni les droits de celui qui préfère recevoir sa part en argent. D’où l’intérêt d’un inventaire précis et, selon les cas, d’une estimation par un professionnel habitué au mobilier rustique gascon. Un meuble très usé, vermoulu ou transformé vaut parfois moins qu’on ne l’imagine. À l’inverse, une belle pièce régionale en noyer massif, patine d’origine, peut peser davantage dans le calcul qu’un électroménager récent.

Il faut enfin penser au cas discret mais redoutable de l’héritier oublié. Si une succession a été réglée sans lui, il peut agir par action en pétition d’hérédité. En pratique, celui qui se prétend héritier agit contre celui qui possède tout ou partie de la succession sans lui reconnaître ses droits, afin d’obtenir sa qualité d’héritier et sa part. Mieux vaut réagir vite, pièces d’état civil à l’appui, par l’intermédiaire d’un notaire et, si le dossier se tend, d’un avocat. Le même réflexe vaut en cas de renonciation mal comprise : renoncer à la succession, ce n’est pas refuser seulement les dettes ou seulement les meubles, c’est renoncer à l’ensemble de ses droits. Là encore, le notaire sécurise. Il explique, formalise et évite qu’une vieille maison de famille, quelques bijoux ou un lot de meubles anciens ne deviennent le point de départ d’un contentieux évitable.

Droits de succession, exonérations et erreurs fréquentes : combien paie-t-on après avoir identifié les héritiers ?

Il faut séparer deux sujets : qui hérite et combien chacun paie. Les droits de succession ne suivent pas seulement l’ordre des héritiers. Ils dépendent du lien de parenté, de l’abattement, des exonérations et de la valeur nette recueillie. Le conjoint survivant est exonéré, mais tous les héritiers ne le sont pas.

Le calcul succession commence après la dévolution et le partage des parts théoriques. On évalue l’actif, on retire les dettes déductibles, puis on applique à chaque héritier son abattement personnel avant les droits de succession. Un enfant n’est pas taxé comme un neveu. Un parent n’est pas taxé comme un tiers. Le barème des droits de succession existe, mais il change et se lit toujours après l’abattement, jamais avant. En pratique, l’héritage frais de succession dépend donc moins du seul montant global que du lien familial et de la façon dont les biens sont recueillis. Une maison à Nogaro, une armoire gasconne du XVIIIe siècle, quelques comptes bancaires et un passif de travaux ne produisent pas la même facture selon que l’on hérite en ligne directe, entre collatéraux ou hors famille. Un simulateur droit de succession donne un ordre de grandeur utile, mais seule la déclaration de succession validée par le notaire fixe le bon chiffre.

À la question qui est réellement exonéré des droits de succession, la réponse la plus nette concerne le conjoint survivant, totalement exonéré. Le partenaire de Pacs l’est aussi sur le plan fiscal, mais attention : il n’hérite pas automatiquement sans testament. C’est l’une des confusions les plus fréquentes. Certains frère et sœur peuvent aussi être exonérés, sous conditions strictes : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé, avoir plus de 50 ans ou être infirme, et avoir vécu avec le défunt pendant les cinq années précédant le décès. Hors de ces cas, la fiscalité peut devenir lourde. Les enfants bénéficient d’un abattement significatif, les petits-enfants aussi dans certaines limites, tandis que les neveux, nièces ou personnes sans lien proche supportent souvent une taxation bien plus forte. À Auch, je vois parfois des familles se rassurer parce que “tout reste entre proches”. Fiscalement, ce n’est pas si simple. La proximité affective ne remplace jamais la proximité juridique.

Les erreurs fréquentes coûtent cher. Beaucoup confondent usufruit et pleine propriété : recueillir l’usufruit d’une maison familiale n’équivaut pas à recevoir la totalité de sa valeur taxable. D’autres sous-évaluent les meubles anciens pour réduire les droits de succession, ou au contraire les surévaluent par prudence. Sur un buffet gascon en merisier, une table de ferme d’Aire-sur-l’Adour ou des fauteuils paillés, l’état, l’époque, l’essence et la demande locale comptent. Une estimation sérieuse évite le faux pas. J’ajoute deux oublis classiques : ne pas déduire les dettes réelles du défunt, et mélanger ancienne donation et succession du jour. La donation antérieure peut réduire l’abattement encore disponible. Enfin, personne n’anticipe assez l’indivision lors de la succession d’une maison familiale. Trois héritiers en pleine propriété, des travaux à financer, un terrain à entretenir : le blocage arrive vite. La bonne méthode reste simple : identifier les héritiers, calculer leurs parts, puis seulement chiffrer les droits de succession avec un simulateur droit de succession avant validation chez le notaire.

qui est exonéré des droits de succession

En France, le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont exonérés de droits de succession. Certains frères et sœurs peuvent aussi l’être sous conditions strictes, notamment s’ils vivaient avec le défunt depuis plusieurs années. Les héritiers en ligne directe, comme les enfants, ne sont pas exonérés, mais bénéficient d’abattements. Pour un tableau ou un meuble ancien, la valeur déclarée reste essentielle.

qui hérite en cas de décès d'une sœur

Si une sœur décède sans testament, l’ordre des héritiers dépend de sa situation familiale. Ses enfants héritent en priorité. Si elle n’a pas d’enfants, ses parents, frères et sœurs ou leurs descendants peuvent venir à la succession. Si elle était mariée, le conjoint survivant a aussi des droits. En pratique, on vérifie toujours l’existence d’un testament et la composition exacte de la famille.

qui sont les héritiers d'une personne décédée ?

Les héritiers d’une personne décédée sont d’abord ceux désignés par la loi ou par un testament. Sans testament, on regarde l’ordre légal : enfants et descendants, puis parents et frères et sœurs, puis ascendants, puis autres collatéraux. Le conjoint survivant a une place particulière. Quand un tableau fait partie de l’actif, son estimation peut influencer le partage et les démarches notariales.

Comment trouver les héritiers d'une personne décédée ?

Pour trouver les héritiers d’une personne décédée, on commence par le livret de famille, les actes d’état civil et les documents du notaire. Si la famille est inconnue ou dispersée, un généalogiste successoral peut être mandaté. Je conseille aussi de recenser les biens, comme tableaux, meubles ou objets d’art, car ils peuvent aider à reconstituer l’histoire familiale et l’actif successoral.

Comment se partage un héritage ?

Le partage d’un héritage commence par l’inventaire des biens et le règlement des dettes. Ensuite, on détermine les droits de chaque héritier selon la loi ou le testament. Les biens peuvent être partagés en nature, attribués à l’un avec compensation, ou vendus pour répartir le prix. Pour un tableau ancien, une estimation sérieuse évite bien des conflits entre cohéritiers.

Qui sont les héritiers d'une personne décédée ?

Les héritiers légaux sont ceux que la loi appelle à la succession quand une personne décède. Il peut s’agir du conjoint survivant, des enfants, des petits-enfants, des parents, des frères et sœurs, ou d’autres membres de la famille selon l’ordre prévu. En présence d’un testament, certains biens peuvent être attribués différemment, dans le respect de la réserve héréditaire.

Qui sont les héritiers légaux sans testament ?

Sans testament, les héritiers légaux sont désignés par l’ordre de succession. Les enfants et leurs descendants passent avant les autres. À défaut, viennent les parents, frères et sœurs, puis les ascendants, puis les collatéraux plus éloignés. Le conjoint survivant conserve des droits spécifiques. C’est souvent à ce moment qu’on me demande d’estimer un tableau pour préparer un partage équitable.

Quel est l'ordre de succession ?

L’ordre de succession en France suit plusieurs rangs. D’abord les descendants, c’est-à-dire enfants et petits-enfants. Ensuite viennent les père et mère ainsi que les frères et sœurs et leurs descendants. Puis les ascendants autres que les parents, et enfin les collatéraux ordinaires comme oncles, tantes, cousins. Le conjoint survivant a un statut particulier qui se combine avec cet ordre.

Retenir l’ordre des héritiers, c’est déjà éviter bien des conflits : qui passe avant qui, qui représente un héritier décédé, et qui n’hérite pas sans disposition particulière. Ensuite seulement vient la question des parts, des droits du conjoint et de la valeur des biens, notamment des meubles et objets de famille. Si la succession comporte des enfants d’une autre union, un bien immobilier, un Pacs ou une renonciation envisagée, mieux vaut faire vérifier la situation par un notaire avant tout partage.

Mis à jour le 06 mai 2026

Séverine Pomarède
À propos de l'auteur

Séverine Pomarède

Rédactrice succession, dépôt-vente et vide-greniers, formation droit notarial appliqué au patrimoine mobilier.

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